Mois : décembre 2021

Les retraités S3C font leur rencontre !

Après deux années sans rencontre, vingt-trois adhérents retraités S3C (culture, communication, conseil) ont répondu présents à la « rencontre annuelle » qui s’est tenue à la bourse du travail à Lille le 9/12/21.

Un peu moins nombreux que les années précédentes (en raison du Covid) la majorité d’entre eux venaient de la métropole lilloise, les autres venant du Pas de Calais et des « 2 Flandres ». Martine WARNIER de la Métropole lilloise et Philippe LANDRU du Pas de Calais représentaient leurs UTR.

matinée studieuse

Les rapports d’activités et financiers ont précédé le thème central de la journée : la fracture numérique et l’illectronisme.

Bruno DEBOODT, militant de la section et cheville ouvrière du site de l’UTR, nous a présenté un diaporama résumant les difficultés que nous rencontrons tous les jours en utilisant les outils informatiques dans les démarches administratives ou tout simplement pour consulter son compte bancaire ou chercher un renseignement sur internet.

Le constat est que tout est fait pour que nous soyons « obligés » d’utiliser ces moyens virtuels dans notre vie quotidienne, par exemple renouvellement de carte d’identité ou rendez-vous médicaux par Doctolib : on nous impose des modes de fonctionnement et, pour résumer, c’est à nous citoyens de faire les démarches à la place des administrations ou des institutionnels.

Ce qui peut paraitre simple et pratique pour certains peut apparaitre compliqué, voire impossible pour d’autres suivant l’âge, le milieu social ou l’envie d’utiliser l’informatique.

Sur ces sujets nous avons apprécié la participation de nombreuses personnes de l’assemblée confrontées à ces difficultés (écologie et économie, utilisation du GSM ou d’internet, zones blanches, droit à la déconnexion, impact sur les loisirs, traçabilité des démarches administratives, arnaques ou piratage…).

Quelles solutions ? Cybercafés, maison de service public, rôle des CCAS, formation individualisée, entraide pour conserver du lien social au sein d’associations : voilà quelques pistes qui ont été abordées par les participants.

Après-midi conviviale

Après un repas convivial au restaurant, nous avons visité le MUBA à Tourcoing, et tout particulièrement l’exposition ben Bella « la musique du geste » en hommage au peintre nordiste : une grande découverte pour certains d’entre nous.

Parlons dérèglement climatique et solutions ! La Conférence.

Cette conférence/débat s’est tenue le 20 octobre 2021 devant 55 participants à la bourse du travail de Lille.

Organisée par notre UTR, elle revenait de loin : après y avoir réfléchi en mars 2020 et l’avoir programmée au 9/11/2020, elle fut -COVID oblige- reportée. Nous avons donc bénéficié des interventions d’Antoine BONDUELLE[1], consultant auprès du GIEC et co-fondateur du Réseau Action Climat et de Céline Bollaert, chargée de mission consommation à la Maison Régionale de l’Environnement et des Solidarités (MRES)[2].

Face au sujet la tentation est forte de dire « foutu pour foutu, autant ne rien faire et en profiter » ! Le propos de notre intervenant fut tout autre : « oui, la situation est grave mais pas désespérée » ; en effet, depuis Kyoto ce qui a été fait a permis de limiter la trajectoire entre le pire (+5°) et le souhaitable (+1.5°). Antoine a aussi souligné que les dinosaures (énergies fossiles, nucléaire …) ont de toute façon perdu, en insistant sur la montée en puissance des énergies renouvelables (l’éolien de la mer du nord fournira à terme 50% de l’électricité européenne) ainsi que sur la nécessité de mettre en avant efficacité énergétique et sobriété.

La sobriété, que des syndicats, comme CGT et FO, ne voulaient même pas entendre il y a plusieurs années, recouvre un concept de « consommation raisonnée » qui est maintenant de mieux en mieux compris et accepté.

La présentation s’est organisée autour de cinq axes.

La situation est grave mais pas désespérée

Des constats alarmants comme – les projections de l’INRAE montrant qu’il y a variation en latitude de la végétation de 180 km vers le Nord par augmentation d’1°C de température (T°). Ainsi en 2100, le Nord de la France pourrait avoir une végétation correspondant à celle qui existe actuellement au Pays basque et Paris à celle du sud de Madrid.

Mais ce qui a été acté jusqu’ici souligne l’Intérêt de travailler sur un scénario optimiste !

Ne pas oublier les actions collectives et en particulier la solidarité

Convention climat et lutte contre la pauvreté sont inséparables. Les pays industrialisés ont la responsabilité d’aider les pays qui effectuent actuellement leur révolution industrielle à en sortir le plus vite possible, car ces pays industrialisés ont émis énormément de gaz à effet de serre (GES) bien avant les pays pauvres qui n’ont pas les capacités de financer leur transition écologique.

Les dinosaures perdent, la transition est en marche

Les énergies fossiles sont en difficulté, la consommation mondiale de charbon n’augmente pas car la construction de centrales à charbon diminue partout dans le monde sauf en Chine.

Le nucléaire : très peu de commandes et construction de 6 réacteurs par an au niveau mondial ces 30 dernières années contre beaucoup plus auparavant.

En Europe l’éolien off-shore est gagnant. Au Danemark, il est moins cher que le charbon. La Mer du Nord va produire 1 kWh sur 2 et peut produire plus de la moitié de l’année, tout en étant corrélée avec l’éolien de l’Atlantique, ce qui peut palier à l’absence de vent en mer du Nord.

Efficacité et sobriété permettent d’accélérer la transition

Beaucoup refusent la sobriété, synonyme pour eux de restrictions. Le 6ème rapport du GIEC (AR6) indique que la sobriété « égale » le changement des modes de vie et de comportement de façon collective et globale, ce qui permet de ne pas se restreindre.

Exemples :

  • Faire certains trajets en train plutôt qu’en avion ;
  • Laver le linge à température plus basse qu’autrefois, les lessives actuelles étant conçues pour pouvoir le faire ;
  • Supprimer les éclairages inutiles la nuit et utiliser des éclairages qui ne s’allument que si passage ;
  • Partager l’usage des bâtiments entre différents usagers selon le moment de la journée.

L’intervention de Céline BOLLAERT :

Présentation de la Maison Régionale de l’environnement et des solidarités (MRES) réseau de

117 associations, 5 rue Jules de Vicq Lille

But de la mission qu’elle assure : aider les gens à atteindre le ZERO déchet et réduire la consommation d’énergies par des écogestes.

– pour diminuer la consommation en électricité et eau et la production de déchets – en améliorant les déplacements, – les habitudes alimentaires.

Présentation du défi « Déclic énergie » www.defis-declics.org/fe/mes-defis/mel qui permet de réduire de 8% environ les consommations d’eau et d‘électricité ce qui correspond à environ 200 € d’économie par foyer.

Inscription dès maintenant pour participer entre le 1er décembre 21 et le 30 avril 22.

Compte rendu complet de la conférence ici.

Et maintenant, après la conférence, que fait-on ?

Des militants agissent déjà dans leur collectivité (commune, résidence, quartier …).

  • Association Houplinoise de Veille Et d’iNformation envIRonnementale (Ahvenir) par Jacques DEVODDERE ;
  • Commission du Cadre de vie de la Résidence Flandre à CROIX (Michèle HELYNCK), voir ici ;
  • Action de nettoyage dans le cadre du World Clean Up Day dans le quartier de Maurice-Pellevoisin(Monique LEVAAST) ;

Et si les grandes banques françaises ne continuaient plus à soutenir les entreprises émettrices de gaz à effet de serre ?

Or, au moment où chacune et chacun débat sur les moyens de maintenir à un maximum de +1,5° le réchauffement climatique, la plupart des grandes banques françaises continue plus que jamais à soutenir les entreprises émettrices de gaz à effet de serre.

En 2020, pour BNP Paribas, Société Générale et BPCE, les prêts aux entreprises actives dans le secteur du pétrole et gaz représentent ainsi entre 39 % et 48 % des émissions de gaz à effet de serre de leur portefeuille de crédits aux entreprises. Des volumes en hausse entre 2017 et 2020.

Une politique donc totalement à rebours de la transition écologique (contribution de Bernard DE-VEYLDER).

Et que fait la ville de Lille pour le climat ?

Voir ici (transmis par Jean-Pierre DRUELLE).

Et que fait la CFDT pour le climat ?

depuis 2019, la CFDT est engagée dans le « Pacte du Pouvoir de Vivre » au côté de nombreuses organisations de la société civile dont des associations environnementales : France Nature Environnement, Fondation pour la Nature et pour l’Homme, Réseau Action Climat, Zéro Waste France … ! Une bonne partie des 90 propositions sont des propositions en faveur de la transition écologique.

[1] http://www.ee-consultant.fr/?Antoine-Bonduelle

[2] https://mres-asso.org/